Le géant américain de l’e-commerce transfrontalier va collaborer avec les autorités françaises pour endiguer la présence de contrefaçons sur sa place de marché. Si le document paraphé mardi 25 mars ne détaille pas de mesures concrètes, il marque une volonté de lutter contre la multiplication des produits contrefaits.
C’est l’un des principaux risques de l’e-export via des places de marché mondialisées. La prolifération de voir vos produits affichés à côtés de copies vendus beaucoup moins cher. Et ce partout autour du globe. Selon l’association de défense de la propriété intellectuelle Unifab 42,5 millions d’annonces illicites ont été repérées en 2023 sur les plateformes d’e-commerce, les marketplaces et les réseaux sociaux. L’Union européenne veut d’ailleurs revoir ses règles d’exemption de minimis pour endiguer ce fléau.
Question d’image (et sûrement également pour éviter des ennuis judiciaires), la plus grande boutique multi-vendeurs multiplie les initiatives depuis 2020 et la création de son unité de lutte contre la contrefaçon qui revendique un bilan de 15 millions de produits contrefaits mis hors circulation en 2024 par le biais de signalements aux forces de l’ordre et d’actions en justice. Etant données la taille et l’importance d’Amazon dans l’e-commerce, cette volonté de travailler de concert pourrait permettre de ralentir le flux de contrefaçons.
De son côté la marketplace affiche des investissements à hauteur d’un milliard de dollars en 2024 et une diminution d’environ 35 % du nombre total de notifications de contrefaçons par les marques. Une baisse à mettre en regard avec l’arrivée de nouvelles technologies ayant permis d’affiner les contrôles, dont une interface de programmation d’application (API). A ce jour, plus de 2,5 milliards d’articles auraient été authentifiés grâce au programme Transparency.
Sophie Creusillet