Roumanie et Bulgarie : les NEM grignotent les positions de la France

06/10/2009

Depuis 2003, les parts de marché de la France en Roumanie et en Bulgarie s’effritent. Elles sont ainsi passées respectivement de 7,3 % en 2002 à 5,7 % en 2008 et de 5,7 % à 3,3 %. Principale cause de ce recul, la progression des ventes des nouveaux Etats membres (NEM) du sud (Chypre, Malte) et de l’est de l’Union européenne (UE), notamment la Hongrie, dans l’automobile et la pharmacie, les deux pôles d’excellence de l’Hexagone en Roumanie et en Bulgarie.
 
Ce panorama peu flatteur pour la France doit, toutefois, être nuancé. D’abord, parce que même l’Allemagne, pourtant premier fournisseur de la Roumanie et numéro deux derrière la Russie en Bulgarie, sous les coups de butoir des NEM consolide difficilement ses positions. Ensuite, d’après une note des Douanes, la France tire quand même parti du rattrapage économique de la Roumanie et la Bulgarie, engagé depuis la mise en place d’accords d’association européens au milieu des années 90.

Enfin, les échanges intragroupes se sont développés, parce que les constructeurs et les équipementiers automobiles de l’Hexagone se sont implantés et les entreprises pharmaceutiques ont créé des pôles de recherche et de production dans les NEM, en particulier en Hongrie.

 

François Pargny